Le Drac
Texte de George SAND
avec un commentaire et des notes
sur la croyance au drac, en Provence et Languedoc,
par Dominique Amann
La vie d’une modeste famille de pêcheurs côtiers des environs de Toulon est soudain perturbée par le surgissement de l’irration-nel. Un jour, Nicolas, apprenti pêcheur d’André, est emporté par les flots. Un drac (esprit venu de la mer et plutôt sympathique), recueille le corps de l’infortuné gamin et s’installe dans la petite famille, où il aura maille à partir avec le glari (double maléfique) de Bernard, le marin fiancé de la fille d’André, Francine.
George Sand, séjournant aux environs de Toulon à l’occasion d’une convalescence, ne pouvait qu’être séduite par l’une des principales superstitions provençales, que représente le drac, elle qui avait décrit avec tant de finesse les mœurs et les croyances des paysans de son Berry d’adoption.
Dominique Amann, membre de l’académie du Var et chercheur en psychologie, retrace les circonstances du séjour de George Sand en Provence ainsi que ses sources d’inspiration. Il nous présente ensuite un dossier substantiel sur la présence du drac dans la littérature provençale, depuis le Moyen Âge jusqu’à Frédéric Mistral, Jean Aicard, Henri Pourrat, etc.