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Les illustrations originales


Mon excellent ami le peintre toulonnais ACIMROF, artiste inspiré et délicat, a bien voulu rehausser de son merveilleux talent les pages de mon livre Dragons et Dracs dans l’imaginaire provençal.


Son prodigieux serpent marin multicolore et flamboyant, déplo-yant un corps écailleux sur les plats de la couverture, illustre magnifiquement les terribles dragons du premier millénaire, tandis que ses dessins à l’encre, – plume et lavis, – insérés dans le texte, sont particulièrement évocateurs du monde ténébreux des fantasmes populaires.


Qu’il trouve ici l’expression de ma sincère gratitude pour sa belle contribution artistique.


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Le peintre ACIMROF


Né en 1931 au faubourg Saint-Antoine (Paris XIIe), le peintre Acimrof a fait des études d’arts appliqués au Gué, à Tresmes, où il obtint un CAP de staffeur-ornemaniste. Il passa ensuite cinq années chez le sculpteur Maurice Pointal, à Montreuil.


Service militaire à Wien, en Autriche.


Il intègre ensuite comme maquettiste le bureau d’étude de Simca, à Argenteuil, au style avancé.


Après la naissance de sa fille en 1962, il s’établit à son compte à Strasbourg comme ensemblier-décorateur, avec une clientèle de médecins et quelques magasins. Suite à la récession annoncée en 1974, il achète une papeterie en gros à Toulon, où ses prin-cipaux clients sont la Marine nationale et les administrations de l’État et des collectivités locales. Il y fait également la connais-sance de Dominique Amann.


Membre du Centre de liaison des artistes peintres et amateurs d’art, il expose au Grand Prix international de peinture de la Côte d’Azur, à la gare maritime de Cannes, et obtient le grand prix international de peinture. À la demande de son ami Pierre Fournier, maire d’un petit village de Haute-Savoie à Villy-le-Bouveret, il modèle une Marianne.


Il cède son affaire en 1986 et monte un atelier de style chez Chausson, avec la collaboration de son ami Jacques Nocher, directeur du style Renault, et travaille aussi pour Renault. À la demande de Jean-Pierre Paoli, il fait une maquette de F1 chez Ligier-Sport puis rejoint le fils Ligier pour la confection des maquettes des voiturettes de cette marque.


En raison du décès accidentel de sa fille, il prend sa retraite début 1992 et revient à Toulon pour s’occuper de sa petite-fille. Après avoir cessé toute production artistique pendant dix ans, le peintre Acimrof a, depuis quelques années, ressorti son chevalet.

TABLE DES MATIÈRES


Avant-propos

Introduction


PREMIÈRE PARTIE :

LES DRAGONS DE PROVENCE


Chapitre Premier : Le contexte général


Chapitre II : Marthe et la Tarasque


Chapitre III : Honorat et les serpents de Lérins


Chapitre IV : Honorat, Hermentaire et Draguignan


Chapitre V : Les autres dragons de Provence


DEUXIÈME PARTIE :

LE DRAC DE PROVENCE


Chapitre VI : La croyance au drac


Chapitre VII : La légende du Drac chez George Sand


CONCLUSION, ANNEXES, BIBLIOGRAPHIE


Conclusion : Sémiotique du monstre


Annexes


Bibliographie

DIFFUSION


Cet ouvrage se trouve :


chez les libraires



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ou bien chez l’auteur :


M. Dominique AMANN
Le Paradou E
166 avenue Georges Leygues
83100 TOULON
France


(Joindre à la commande un chèque de 25 €, à l’ordre de « M. Dominique Amann », prix de l’ouvrage TTC, franco de port et d’emballage)


Pour les pays autres que la France : me consulter.


Une facture est jointe à l’envoi.

Dragons et Dracs dans l’imaginaire provençal


Toulon, La Maurinière, 2006

in-8°, 16 × 24 cm

288 pages

25 €


Illustrations originales

du peintre ACIMROF

en N&B dans le texte


ISBN 10 : 2-9513790-1-3
ISBN 13 : 978-2-9513790-1-5

... Le livre ...

Le dragon occidental, qui participe de la mythologie gréco-romaine et de la tradition biblique, a parcouru toute l’Antiquité tardive et la majeure partie du Moyen Âge : encyclopédies, traités de zoologie, récits hagiographiques, poésie et littérature romanesque le mettent souvent en scène, combattu par des guerriers antiques, des chevaliers médiévaux ou des saints.


La Provence, terre particulièrement fertile en dragons, a hébergé le plus célèbre d’entre eux, la Tarasque, devenue l’archétype de ce monstre.


À l’aube du XIIIe siècle, toutefois, l’animal mythologique fut délaissé par les naturalistes et les encyclopédistes. Aucun Occidental n’ayant vu de ses yeux un dragon, celui-ci était supposé survivre dans des provinces fort exotiques ! Et, dans la vie quotidienne des braves gens, il devint la mascotte de festivités populaires !


C’est alors qu’apparut le drac, primitivement localisé sur les bords du Rhône, dans la région de Beaucaire et Tarascon. Ce premier drac était un esprit de la mer ou ondin, supposé pouvoir revêtir l’apparence humaine pour venir sur terre dévorer ses proies humaines. Dans les siècles suivants, les croyances ont évolué et le drac est devenu plus terrestre, hantant les maisons abandonnées.


Dragons et dracs relèvent ainsi d’un même besoin de croire, d’expliquer et de comprendre, sur un mode fantasmatique analysé ici dans ses dimensions psychologiques, ethnologiques, sociologiques.


Réunis pour la première fois dans une même appréhension, comme productions du même inconscient collectif, ils permettent une étude de l’imaginaire provençal sur plus de deux millénaires.


Pour effectuer cette « chasse au dragon et au drac », l’auteur s’est référé aux textes littéraires : ils ont l’avantage de livrer une tradition continue qui, des dragons mythologiques de l’épopée homérique jusqu’au drac varois si bien décrit par George Sand, rattache les croyances provençales à leurs origines antiques.


Ces êtres fantastiques apparaissent ainsi comme des compositions prodigieuses où les croyances archaïques, passées au filtre des cultures méridionales celtes, ligures et gauloises, ont ensuite été intégrées dans le christianisme pour, finalement, orner des festivités populaires et fonder des identités communales.

amanndo.com                    Site de Dominique AMANN